CANE-EXECUTIVE

Lutte Anti blanchiment de capitaux

LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME ET LES ORGANES DE LUTTE EN AFRIQUE.

La communauté internationale est très préoccupée par l’ampleur croissante des produits générés par le crime transnational organisé et le terrorisme, sous l’effet conjuguée de la mondialisation et de la dérégulation. Le FMI estime à l’équivalent de 3 à 5% du PIB mondial, le montant des biens blanchis chaque année. Des fonds importants sont ainsi générés par des activités illicites tels que le vol, le trafic de drogues ou d’êtres humains, la corruption, la piraterie, etc. 

Le coût annuel connu de la corruption est estimé à près de 1,5 Trillion de dollars US. Chaque année, plus de 50 milliards de dollar US sortent illégalement du continent Africain vers des destinations douteuses. 

Par ailleurs, les activités terroristes sont rendues possibles par ceux qui les financent avec des fonds d’origine criminelle ou d’autres sources.

Cette situation fait peser de graves menaces sur la paix, la sécurité et le développement.

Pour les pays en développement dont le secteur financier est faible ou insuffisamment réglementé, les activités de blanchiment de capitaux effectuées à grande échelle peuvent miner l’intégrité du système financier national, affaiblir les institutions financières, politiques et sociales et entraver le développement économique.

L’Afrique de l’Ouest est une des zones les plus pauvres du monde, en proie à toutes sortes de menaces: corruption, blanchiment, terrorisme, drogue, piraterie, mal gouvernance, etc. De nombreux pays sont minés par des conflits internes qui font le terreau idéal pour la criminalité internationale.

Ainsi la zone sahélo-saharienne connaît une expansion des activités du groupe terroriste Al Qu’Aïda au Maghreb Islamique (AQMI), MNLA, etc., ce qui met en danger la stabilité de plusieurs Etats de la sous-région.

Face à ces menaces, la communauté internationale s’est mobilisée afin d’y apporter une riposte globale.

Des instruments juridiques appropriés ont été adoptés tant au niveau des instances internationales que des Etats (Conventions et Résolutions des Nations Unies, Recommandations du GAFI, Directives et Règlements communautaires, législations nationales).

Un cadre juridique a été clairement défini et qui doit permettre de prévenir l’utilisation des circuits économiques et financiers à des fins de recyclage de capitaux d’origine illicite. Son champ d’application couvre toute personne physique ou morale, qui dans le cadre de sa profession, réalise, contrôle ou conseille des opérations entraînant des dépôts, des échanges, des placements, des conversions ou tous mouvements de capitaux.

Il s’agit aussi bien des organismes intervenant dans le secteur financier que non financier, notamment les membres des professions juridiques pour certaines de leurs activités, les experts comptables, les transporteurs de fonds, les marchands d’articles de grande valeur et les établissements de jeux.

Au niveau institutionnel, chaque Etat membre de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), dispose d’une Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), dont les travaux d’investigations devraient permettre de passer de la déclaration de soupçons relatifs aux opérations douteuses et à la saisine.

Par ailleurs, différents groupes comme le GAFI (Groupe d'Action Financière), le Comité de Bâle etc., se réunissent régulièrement pour faire le point et mettre en place de nouveaux instruments et méthodes de lutte et ainsi s'adapter aux nouvelles techniques des criminels.

Au plan régional, la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest  (CEDEAO), a créé un groupe en charge des questions de lutte contre le BC/FT, le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Le GIABA est un organisme intergouvernemental technique chargé d’organiser et de superviser la conformité aux normes en vigueur du dispositif de LBC/FT des pays membres  dans la lutte contre le blanchiment de capitaux au sein de la CEDEAO.

Son objectif est d’accompagner les Etats dans le processus d’adoption d’une législation nationale pour chaque Etat-membre avant d’adopter une législation régionale de lutte contre le BC/FT, d’évaluer les progrès accomplis et l’efficacité des mesures prises pour lutter efficacement contre le BC/FT, de susciter l’adhésion d’autres Etats africains etc. Le GIABA a le statut de membre associé du GAFI.  

A côté du GIABA et des CENTIFS, SOPEL International, à travers son institut de formation CANE EXECUTIVE est le premier Centre régional Privé en Afrique de l’Ouest et du Centre, qui dispense des formations diplômantes et des séminaires de développement de capacités dans le domaine de la LBC/FT/ADM.

Ces formations revêtent un caractère professionnel et visent à rendre les auditeurs aptes à :

  • maîtriser le cadre juridique, technique, économique et financier dans lequel  sont effectués le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et d’autres infractions sous-jacentes qui contribuent au développement de la criminalité financière organisée.
  • évaluer les risques spécifiques liés au BC/FT
  • élaborer et mettre en place un dispositif interne de LBC/FT/ADM
  • utiliser les indicateurs d’alerte permettant de déceler un risque   dans ces champs de délinquance
  • mettre en œuvre une politique de prévention, sachant utiliser, notamment  le contrôle interne pour rechercher les indices et les preuves de BC/FT
  • présenter un dossier de déclaration de soupçon
  • intégrer les constats dans une démarche préventive opérationnelle
  • évaluer la conformité et l’efficacité d’un dispositif interne de LBC/FT/ADM

Les programmes de formation s’adressent aux décideurs politiques. En effet, malgré une forte demande en Investissement Direct Etrangers, les pays  de la sous-région doivent se soucier de l’origine licite de ces capitaux salvateurs.

Sont également concernées par ces formations, les institutions financières ainsi que certaines professions et toutes les personnes exerçant un certain nombre d’activités exposées aux risques de BC/FT, notamment du simple fait que ces activités impliquent des manipulations de sommes d’argent (assujettis).

Sont enfin visées comme cibles de formation, les autorités compétentes en matière d’application de la loi (policiers, gendarmes, douaniers, magistrats, parlementaires, etc.).

Nos formations:

MBA-EXECUTIVE

Ces Masters of Business Administration-Executive se déroulent sur une durée totale de dix et huit (18) mois incluant période de cours...............

MASTER PROFESSIONNEL

Ces Masters Professionnels se déroulent sur une durée totale de quinze (15) mois incluant période
de cours et de rédaction de thèse professionnelle.

CERTIFICATS PROFESSIONNELS

Ces Certificats Professionnels de Spécialité se déroulent sur une durée de quatre à six (4 à 6) mois incluant période de cours et de rédaction de thèse professionnelle...

CREATION, REPRISE ET GESTION D’ENTREPRISE

Aspects marketing, financiers et juridiques, L'Analyse Financière au service des Dirigeants, Le Business Plan / le Plan de Trésorerie, Le risque clients : aspects commerciaux, financiers et juridiques, L'Evaluation et la Reprise d'entreprise, Critères d’Octroi de Crédits par les Banquiers, .......